Branding & Design

PayZen

Trois semaines avant d'ouvrir son tour de table, PayZen avait un problème que son produit ne pouvait pas résoudre. Cette startup fintech avait construit une solution de paiement solide, une traction réelle et un dossier financier sérieux, mais son image racontait une autre histoire : un logo bricolé aux premiers jours, des supports hétérogènes assemblés au fil des besoins, un pitch deck dont chaque slide semblait venir d'une entreprise différente.

Client
PayZen
Année
2025
Durée
3 semaines
Secteur
Finance
FigmaIllustratorBrand Kit
PayZen — projet Branding & Design réalisé par Wizz You
Levée de fonds 2M€
Résultat clé

Les résultats obtenus

Des chiffres concrets, mesurables, vérifiables.

2M€
Levée de fonds réussie
100%
Déclinaisons livrées
3 sem.
Du brief au livrable final
5★
Note client

Le contexte

Aucun système, aucune cohérence. Or dans la finance, l'image n'est pas un ornement, c'est une preuve. Un investisseur qui examine une fintech évalue d'abord sa capacité à inspirer confiance, à des régulateurs, à des partenaires bancaires, à des utilisateurs qui lui confieront leur argent ; une identité visuelle négligée sème le doute sur la rigueur de tout le reste, conformité comprise.

Les fondateurs en avaient pris conscience en préparant leur levée de fonds et nous ont confié la construction complète de leur identité : positionnement de marque, logo et déclinaisons, palette, typographies, iconographie, et un brand kit prêt à l'emploi couvrant tous les supports, pitch deck compris. Le calendrier ne laissait aucune marge, trois semaines du brief au livrable final. La levée s'est conclue à 2 millions d'euros, et les fondateurs racontent volontiers que plusieurs investisseurs ont souligné le sérieux que dégageait la marque avant même la démonstration produit.

Planches d'identité visuelle aux tons violets posées sur le bureau d'un studio de design
01 — Le point de départ

Le défi

Concevoir une identité pour la fintech, c'est marcher sur une ligne de crête. D'un côté, la confiance : l'argent des gens ne se confie pas à une marque fantaisiste, et le secteur, régulé de près, impose une forme de gravité, celle des institutions financières dont il faut adopter les codes de sérieux sans en hériter la lourdeur. De l'autre, la différenciation : les dégradés bleus, les monogrammes géométriques et les noms en -ly saturent les decks d'investisseurs au point que les marques s'y confondent. Suivre les conventions du secteur revenait à disparaître dans la masse ; s'en affranchir trop, à paraître léger. Il fallait une identité premium qui tienne les deux bouts, capable de rassurer un comité d'investissement le matin et de séduire un utilisateur d'application le soir.

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Le calendrier ajoutait sa propre pression. Trois semaines, calendrier de levée oblige, là où [un travail d'identité complet](/blog/identite-visuelle-au-dela-du-logo) en demande habituellement bien davantage : aucune place pour les allers-retours interminables, les pistes explorées en vain ou les validations qui traînent. Et les interlocuteurs compliquaient l'équation à leur manière : des fondateurs très impliqués, exigeants sur chaque détail parce que cette marque allait porter leur levée, mais happés par la préparation du tour de table et donc peu disponibles. Sans compter que le nom et le produit, eux, étaient figés : l'identité devait s'y ajuster, pas l'inverse. Chaque point de validation devait être court, préparé, décisif. La méthode comptait autant que le geste graphique.

02 — Ce que nous avons fait

Notre solution

Tout part d'un concept directeur, formulé avant le premier coup de crayon : la fluidité sécurisée. L'argent doit circuler sans friction, mais dans un cadre qui ne bouge pas ; l'identité devait exprimer les deux idées à la fois. Ce fil conducteur a guidé chaque choix.

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Les couleurs, d'abord : des teintes profondes qui installent la stabilité d'un acteur financier, réveillées par un accent vif qui signe la modernité et écarte l'austérité bancaire. Les formes ensuite : une géométrie adoucie, des angles tempérés qui évoquent le mouvement de l'argent sans jamais perdre l'assise, et un logo qui reste identifiable jusque dans ses usages les plus réduits, favicon, icône d'application, filigrane de document ; l'iconographie reprend le même vocabulaire de courbes contenues pour que tous les supports parlent d'une seule voix. La typographie enfin, choisie sur un critère très concret : rester nette dans un tableau financier dense comme sur l'écran d'un téléphone, là où vivent réellement les produits de paiement.

Le processus a été calibré pour tenir les trois semaines. Un atelier fondateurs intensif en ouverture a permis d'extraire le positionnement et de trancher les questions de fond en une seule session, plutôt que de les laisser resurgir à chaque étape. Les pistes créatives n'ont jamais été présentées sur des planches abstraites : chacune était mise en situation réelle, appliquée à des slides du deck, à des écrans de l'application, à la page d'accueil du site, parce qu'on juge mieux une identité en la voyant travailler qu'en la contemplant. Les décisions tombaient vite, les fondateurs voyaient exactement ce qu'ils validaient. [Le brand kit final](/services/branding-design/charte-graphique), livré avec ses gabarits et ses règles d'usage, rendait la marque opérationnelle le jour du premier rendez-vous investisseur, sans dépendre de nous pour la moindre déclinaison.

03 — Ce que ça a changé

Les résultats

La levée de 2 millions d'euros s'est conclue dans le calendrier prévu.

Impossible évidemment d'attribuer un tour de table à une identité visuelle, les investisseurs achètent une équipe et un marché ; mais plusieurs d'entre eux ont spontanément relevé la cohérence de la marque, et ce signal de sérieux pèse quand on confie des fonds à une équipe jeune. Une image maîtrisée dit quelque chose de la manière dont une entreprise se tient, jusque dans sa conformité.

Les trois semaines du brief au livrable final ont été tenues, avec 100 % des déclinaisons livrées : deck, site, réseaux sociaux, papeterie, gabarits internes. Rien n'est resté en chantier, ce qui compte pour une identité : les systèmes livrés à moitié se dégradent à la première urgence. La suite a confirmé la solidité du travail. L'identité a accompagné le passage de 4 à 30 collaborateurs sans retouche majeure, chaque nouvelle recrue produisant des supports conformes grâce aux gabarits. La note de 5 étoiles laissée par les fondateurs tient sans doute autant à cette autonomie qu'aux livrables eux-mêmes. Le système était pensé pour grandir, pas seulement pour lever.

PayZen aperçu

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