Burger Addict
Sur chaque burger vendu via une plateforme de livraison, jusqu'à 25 % du ticket part en commission. Pour Burger Addict, chaîne toulousaine en pleine croissance, cette ponction transformait chaque succès commercial en manque à gagner structurel.

Les résultats obtenus
Des chiffres concrets, mesurables, vérifiables.
Le contexte
Le paradoxe est connu de toute la restauration indépendante : les plateformes apportent du volume, mais confisquent la marge, la relation client et les données. Burger Addict voyait une part grandissante de ses ventes transiter par ces intermédiaires sans jamais savoir qui commandait, ni pouvoir fidéliser. La direction a tranché : reprendre la main avec son propre canal de commande en ligne, son programme de fidélité et sa base clients.
Nous avons développé en huit semaines une plateforme complète de commande en ligne sur Next.js avec paiement Stripe : parcours de commande en trois étapes avec personnalisation des burgers, click & collect et livraison, fidélité intégrée au canal direct. Un projet mené au rythme d'une enseigne qui ouvre des restaurants, pas à celui d'un cahier des charges qui dort.

Le défi
Le défi était frontal : proposer une expérience de commande aussi fluide que celle de Deliveroo ou Uber Eats, forgée par des années de R&D et des équipes produit entières, mais sans leurs moyens ni leurs commissions. Concrètement, cela signifiait un parcours mobile irréprochable, 80 % des commandes se font au téléphone, souvent dans la rue ou au bureau, et une personnalisation des burgers qui ne transforme pas la commande en interrogatoire.
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Restaient deux obstacles propres au métier. D'abord les heures de rush : une cuisine qui sature ne doit jamais promettre un créneau intenable, sous peine de dégrader l'expérience en salle comme en ligne. Ensuite, la migration des habitudes : la clientèle avait déjà ses applications installées, ses adresses enregistrées, ses réflexes. Faire basculer un client fidèle d'une plateforme vers le canal direct demande une raison concrète, pas un simple appel au soutien du commerce local que la [restauration](/secteurs/restauration) connaît trop bien.
Notre solution
Nous avons resserré le parcours à l'extrême : trois étapes, paiement Stripe en un geste avec Apple Pay et Google Pay en tête, et une personnalisation par options visuelles plutôt que par listes déroulantes. Chaque écran a été pensé pouce sur mobile, car c'est là que la commande se joue. Les moyens de paiement enregistrés et les adresses mémorisées ramènent la commande d'un habitué à quelques secondes.
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Côté exploitation, un écran cuisine en temps réel régule automatiquement les créneaux : quand le rush sature, les horaires proposés s'espacent d'eux-mêmes, pour que la promesse faite au client reste tenable même un samedi soir. Les responsables de salle disposent en parallèle d'une vue d'affluence qui les aide à dimensionner la préparation avant chaque service. C'est ce genre de détail qui sépare un site de commande d'un outil de production, et nous avons appliqué les [leviers de conversion e-commerce](/blog/ecommerce-augmenter-taux-conversion) éprouvés à chaque étape du tunnel.
Pour la migration des habitudes, le levier décisif a été le programme de fidélité exclusif au canal direct : points, burger offert, offres réservées, impossibles à obtenir via les plateformes. Les clients réguliers ont basculé d'eux-mêmes en quelques semaines, sans campagne agressive, simplement parce que commander en direct rapportait quelque chose que les intermédiaires ne pouvaient pas offrir.
Les résultats
Trois mois après la mise en ligne, le canal direct traitait 1 800 commandes par semaine, soit une progression de 280 % des commandes en ligne par rapport à la période plateformes.
Une fois les commissions retirées, chaque commande directe coûte 15 % de moins que son équivalent Deliveroo, une marge retrouvée qui finance le programme de fidélité et les offres exclusives.
La note Google de 4,9 s'est consolidée avec le service : créneaux tenus, commandes justes, retraits sans attente. Surtout, Burger Addict possède désormais ses données clients, sa base de fidélité et son canal de vente, un actif qu'aucune plateforme ne peut lui reprendre, et qui grandit à chaque ouverture de restaurant. Les prochaines adresses naîtront avec leur canal direct déjà en place.
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