SportPeak
Le commerce en ligne d'équipement sportif est un marché où l'acquisition payante fait la différence entre les boutiques qui plafonnent et celles qui changent d'échelle. Les marges y sont serrées, la concurrence des grandes enseignes féroce sur les mots-clés génériques, et la demande obéit à des cycles que peu d'annonceurs exploitent vraiment.

Les résultats obtenus
Des chiffres concrets, mesurables, vérifiables.
Le contexte
SportPeak, e-commerçant spécialisé dans l'équipement sportif, se trouvait précisément à ce point de bascule : un catalogue solide, une logistique rodée, des clients satisfaits, mais des ventes en ligne qui stagnaient depuis plusieurs saisons. Les campagnes menées jusque-là, gérées de façon ponctuelle, consommaient du budget sans vision claire de ce qu'elles rapportaient réellement. L'entreprise cherchait un partenaire capable de transformer la publicité en levier de croissance mesurable plutôt qu'en poste de dépense subi.
Notre réponse a pris la forme d'un dispositif omnicanal complet : Google Shopping et Search pour capter la demande existante au moment où elle s'exprime, Meta pour créer l'envie et recibler les visiteurs, l'ensemble reposant sur un tracking GTM propre qui suit chaque euro investi jusqu'à la commande. Ce socle de mesure, posé avant toute montée en budget, conditionnait tout le reste : impossible de piloter sérieusement un ROAS quand on ignore quelle campagne a réellement déclenché l'achat. Le dispositif tourne aujourd'hui en continu et son indicateur central, un ROAS de x8,4, s'est maintenu à mesure que les investissements augmentaient.

Le défi
Le sport est un marché à saisonnalité brutale, et c'était le premier obstacle. Le ski se joue en quelques semaines, le running explose au printemps, la rentrée de septembre porte le fitness, et la météo d'un simple week-end peut doubler ou vider une catégorie entière. Face à ces variations, des budgets publicitaires figés gaspillent mécaniquement : trop dépensés hors saison, quand les clics coûtent cher pour une demande molle, et insuffisants pendant les pics, quand chaque euro investi rapporte le plus. La plupart des annonceurs subissent ce calendrier ; l'enjeu était d'en faire un avantage, ce qui suppose de réagir en heures et non en semaines, un rythme qu'aucune gestion manuelle ne tient dans la durée.
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Deuxième difficulté, le catalogue. Large et aux marges très inégales, il rendait le ROAS global trompeur : un chiffre flatteur peut masquer des campagnes qui vendent à perte des produits à faible marge tout en sous-investissant sur les références rentables. Les flux Shopping standards, organisés par catégorie de produit, entretiennent précisément cette illusion d'optique comptable. Enfin, la croissance elle-même posait question. SportPeak voulait investir davantage, or le ROAS se dégrade naturellement quand les budgets montent, les audiences les plus rentables étant touchées en premier. Augmenter fortement la dépense sans effondrer la rentabilité supposait d'aller chercher de nouveaux gisements de performance, pas simplement de pousser plus fort les mêmes campagnes.
Notre solution
La réponse tient en deux mots : pilotage automatisé et margé. Plutôt que des ajustements manuels toujours en retard sur le marché, nous avons déployé des scripts d'ajustement des enchères et des règles de budget dynamiques calées sur la saisonnalité et la météo. Concrètement, une semaine de neige annoncée sur les massifs déclenche automatiquement l'accélération des campagnes ski, avant que la concurrence ne réagisse et ne fasse monter les enchères.
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Le flux Shopping a été entièrement restructuré : les campagnes sont segmentées par niveau de marge plutôt que par simple catégorie de produit, ce qui permet d'enchérir franchement sur les références rentables et de contenir la dépense sur celles qui rapportent peu. C'est l'inversion de logique qui change tout : optimiser le profit réel, pas le chiffre d'affaires brut. Côté Meta, les créatifs sont testés en continu par lots, les visuels gagnants alimentant les campagnes principales pendant que les perdants sont coupés sans état d'âme ; les audiences de reciblage sont découpées selon la profondeur de visite, un panier abandonné ne recevant pas le même message qu'un simple visiteur de fiche produit.
Sur Search, la structure sépare les requêtes de marque des requêtes génériques, où se joue la conquête, et chaque groupe d'annonces renvoie vers [la page la plus proche de l'intention](/blog/landing-page-anatomie-conversion) plutôt que vers l'accueil : un détail d'exécution qui pèse directement sur le niveau de qualité, donc sur le prix du clic. Le tracking GTM, vérifié à chaque évolution du site, garantit que ces décisions reposent sur des données fiables. La relation client suit le même principe de transparence : un point hebdomadaire autour d'un tableau de bord unique qui affiche la dépense, le ROAS par segment et la marge générée, le seul chiffre qui compte à la fin. Les arbitrages se prennent ensemble, chiffres sous les yeux.
Les résultats
Le dispositif maintient un ROAS moyen de x8,4 alors que les budgets ont doublé, et c'est précisément là que se juge un travail d'acquisition : garder l'efficacité en changeant d'échelle, quand la pente naturelle du métier pousse à la dilution.
Les ventes en ligne ont progressé de 280 % pour 1,2 million d'euros de chiffre d'affaires généré, pendant que le coût par acquisition reculait de 32 %, effet combiné du pilotage par la marge et des règles saisonnières. Les scripts météo ont fait leurs preuves dès le premier hiver : les campagnes ski, accélérées avant les chutes de neige, ont capté la demande au meilleur coût pendant que la concurrence enchérissait après coup, une fois les prix du clic déjà montés.
La collaboration se poursuit en continu, le propre d'un dispositif publicitaire étant de ne jamais être terminé : chaque saison apporte ses tests créatifs, ses ajustements de flux et ses nouveaux paliers de budget à franchir sans sacrifier la rentabilité. Le tableau de bord partagé a aussi changé le rapport du client à sa publicité : il arbitre désormais ses investissements comme n'importe quel poste de son compte d'exploitation, en connaissance de cause.
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