Kia
Il y a deux façons de dépenser un budget publicitaire sur six semaines : suivre le plan initial jusqu'au bout, ou accepter que les premiers jours servent à apprendre et concentrer le reste sur ce qui fonctionne. La seconde rapporte presque toujours plus.

Les résultats obtenus
Des chiffres concrets, mesurables, vérifiables.
Le contexte
Kia engageait une campagne à fenêtre courte avec des objectifs de conversion fermes. Le contexte de 2021 compliquait l'équation : tensions sur les livraisons, acheteurs qui s'informaient plus longuement en ligne avant de se déplacer, et une concurrence publicitaire locale qui renchérissait le coût du clic automobile.
Nous avons assumé un parti pris de pilotage : lancement rapide avec plusieurs segments d'audience en parallèle, mesure propre dès le premier euro, puis optimisations serrées — les journées initiales départagent les segments, le budget restant se concentre sur les gagnants. Le reporting est resté volontairement simple : dépense, résultats, coût par résultat, sans vernis.

Le défi
Une fenêtre de diffusion courte transforme chaque jour d'hésitation en budget perdu : les arbitrages devaient tomber tôt, sur des volumes de données encore minces, ce qui exige une mesure irréprochable — confondre un segment lent à démarrer avec un segment mort coûte cher dans les deux sens.
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L'autre difficulté était de tenir la ligne du reporting simple. Une campagne multicanale produit des dizaines d'indicateurs flatteurs — portée, impressions, taux d'engagement — derrière lesquels il est facile d'abriter une performance médiocre. L'engagement pris avec l'annonceur était inverse : trois chiffres qui ne pardonnent pas, la dépense, les conversions, le coût par conversion, et des décisions hebdomadaires prises publiquement sur cette seule base. Cela suppose d'accepter de couper vite un segment qu'on avait soi-même recommandé.
Notre solution
La campagne a été lancée avec des créations déclinées par audience et des pages d'atterrissage dédiées, plutôt qu'un renvoi vers le site générique qui aurait dilué chaque message. Les premières journées ont servi de phase de départage à ciel ouvert : tous les segments diffusaient, tous étaient mesurés à la conversion réelle.
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Dès la première revue hebdomadaire, les arbitrages ont commencé : segments décevants coupés, budget réinvesti sur les audiences dont le coût par conversion tenait la cible. Ce cycle s'est répété chaque semaine, en resserrant progressivement — d'abord les audiences, puis les créations au sein de chaque audience, enfin les créneaux horaires de diffusion.
La répartition entre canaux payants relevait du même raisonnement que celui que nous exposons dans notre article [Google Ads ou SEO, où mettre son budget](/blog/google-ads-ou-seo-budget-demarrage) : sur une fenêtre courte, l'intention existante capte l'essentiel de l'investissement, la notoriété n'ayant pas le temps de mûrir. Le reporting hebdomadaire tenait sur une page, chiffres bruts et décisions prises.
Les résultats
Chaque euro investi en publicité en a rapporté six sur la durée de l'opération, meilleur ratio de la série de campagnes menées cette année-là pour le secteur.
Le coût par résultat a baissé de semaine en semaine, conséquence mécanique des arbitrages successifs vers les segments gagnants.
La documentation remise en fin de campagne — audiences rentables, messages efficaces, créneaux performants — constitue l'actif durable de l'opération, comme pour l'ensemble de nos réalisations en pilotage de campagne : la connaissance acquise vaut souvent plus que la fenêtre qu'elle a servie.

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